Une vie d'images...

Les tout débuts

En 1981, licence d’Arts Plastiques en poche (le CAPES suivra 2 ans plus tard), HÉRAN commence à enseigner.
Au mois d’août de la même année, il a le bonheur de voir ses premiers dessins publiés dans un numéro spécial « Rock français » de la revue PILOTE (DARGAUD éditions), notamment en illustration d’un article de Pierre Desproges, excusez du peu !
Il travaillera à nouveau pour DARGAUD mais, cette fois-ci, en tant que scénariste pour la série « J’apprends avec Boule et Bill » (ne cherchez pas son nom dessus, à l’époque sur ce genre de production, on travaillait anonymement).

Le dessin de presse
et l'illustration

En 1986, il quitte Aix en Provence pour « monter à Paris » et se met au dessin de presse.
D’abord dans L’EXPRESS, puis au CANARD ENCHAÎNÉ et à L’ÉVÉNEMENT DU JEUDI.
En 1990, le Salon de dessin de presse et d’humour de ST JUST LE MARTEL lui décerne le 2ème Prix de l’Humour Vache.

En 1991, c’est l’aventure de LA GROSSE BERTHA (l’avant CHARLIE avec sensiblement la même équipe).
Il aura l’immense bonheur d’y travailler main dans la main avec CABU, son idole d’enfance.

En 1992, à nouveau 2ème Prix de l’Humour Vache au Salon de dessin de presse et d’humour de ST JUST LE MARTEL (le premier est Tignous), ce qui lui vaudra là-bas le surnom de « Poulidor du dessin de presse » (normal, c’est sa région…).

Parallèlement, il réalise de nombreuses illustrations pour la presse d’entreprise.
Il dessinera, entre autres, pour Renault, Elf, Chambourcy, Loréal, Fiat, la SNCF, La Poste…

En 2013, il initie une nouvelle collection d’albums : « Chansons à la plume et au pinceau ». Série dans laquelle il réunit ses deux passions, le dessin et la chanson. Il travaille à chaque fois avec un écrivain et ils croisent leurs regards sur un artiste de la chanson francophone.
T1 : Brassens avec Jean-Paul Sermonte – Préface d’Henri Tachan
T2 : Barbara avec Laurent Viel et Claude Fèvre – Préface de Calogero
T3 : Brel avec Bruno Brel – Préface d’Yves Jamait
T4 : Johnny Hallyday avec Michel Kemper – Préface d’Alain Lanty
T5 : Renaud avec Michel Kemper – Préface de Gauvain Sers

Il reviendra au dessin de presse, après une (très) longue pause, en 2018 avec le livre « Macron m’a tuer » aux éditions Un Point C’est Tout !.

la bande dessinée

Petit, HÉRAN voulait être « dessinateur à FLUIDE GLACIAL ».
En 1988, c’est chose faite. Il a tout juste 30 ans.
Quand on sait que les deux auteurs qui lui ont donné envie de faire ce métier sont CABU et GOTLIB, le voilà comblé. Il travaille avec les deux…

Il y restera jusqu’en 1996 et y scénarisera et dessinera notamment la série « les ZÉROS » qui raconte, bien avant que d’autres auteurs ne s’intéressent au sujet, les aventures drôlatiques d’une bande de profs déjantés et de leurs terribles élèves. Il faut dire qu’il est toujours, dans le même temps, prof d’Arts Plastiques en collège. Il connaît donc assez bien la question…

Cela donnera lieu à 4 albums : « L’étoffe des Zéros » (T.1 et T.2) et « Pulsions Zérotiques » (T.1 et T.2). Ces albums sont épuisés depuis bien longtemps mais HÉRAN envisage très fort leur prochaine réédition (en couleur cette fois-ci).

Il y sera également traducteur des auteurs espagnols de la revue (Gimenez, Tha et Tharrats…).

En 1994, il conçoit et réalise la première BD éditée par le Journal Officiel : « Le projet Lantenois, histoire d’une Loi » .
Il réalisera également pour le Journal Officiel un certain nombre d’illustrations et un livre‑jeu.

le multimédia
le studio héran

En 1996, il s’intéresse fortement au multimédia. Nous en sommes à ses balbutiements…
On lui propose de devenir directeur artistique pour la série de cédéroms « TOUT L’UNIVERS » pour HACHETTE Multimédia. Il accepte, monte une équipe de graphistes et met en veilleuse dessin de presse, BD et enseignement.

Deux ans plus tard, l’année des ses 40 ans, le contrat HACHETTE et 10 CD terminés, il conserve son équipe et crée la SARL STUDIO HÉRAN, conception d’affiches, d’illustrations, d’animations, de jeux et de sites web animés, notamment avec le logiciel FLASH.

Il travaille pour quelques « gros » clients parmi lesquels LA POSTE (site Internet du père Noël, 1 500 000 visiteurs en un mois !), la MAAF, RENAULT, SCOTCH®, MSN, le MUSÉE NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE…

Il a alors ses bureaux au 14 rue de la Paix à Paris, à deux pas de la place Vendôme, juste en face de Cartier. Belle façon de jouer au Monopoly.

Hélas la fin de l’utilisation du logiciel FLASH, qui était son outil principal, sonnera le glas de cette belle aventure. Il tiendra le choc jusqu’en 2007 puis reviendra à l’enseignement pour pallier la fuite des clients.

En 2012, le Studio Héran sous sa forme première ferme définitivement boutique et devient une entreprise individuelle.

Il aura fait travailler pendant ses quelques années d’existence une cinquantaine d’auteurs (dessinateurs, scénaristes, musiciens…).

l'événementiel

En 1991, il rencontre Alain Duverne, le concepteur des tout nouveaux « Guignols de l’info » et son complice, Michel Ploix de la société FIGURA.
Il concevra pour cette dernière des marionnettes latex, des costumes et des décors.

Belin : spectacle de marionnettes pour une convention.
Top-Com de Deauville : costume des hôtesses (habillées en parasols, les pauvres filles !).
Jeux Nathan : décor des Bains Douches (Paris) pour la soirée de lancement d’un jeu.
Zénith Data Systems : spectacle de marionnettes pour une convention.

la chanson

La chanson étant sa deuxième passion, juste après le dessin, il eût été étonnant qu’il ne s’y essayât pas…
En 2005, il crée avec son complice Gilbert Delor le spectacle « VEILLÉE FUNÈBRE – Chansons funérario-rigolatoires de Georges Brassens » au festival BRASSENS de Vaison la Romaine où il reviendra chanter quelques années plus tard.
Il fait ensuite ses armes, la guitare à la main, dans divers bistrots parisiens.
De 2014 à 2016, il chante Henri TACHAN avec Anne Green au violon.
En 2019, il crée un spectacle de reprises des chansons du duo FONT et VAL (avec qui il a travaillé à la Grosse Bertha).

LA FIN ? NON, PAS ENCORE…

Le concept de retraite lui étant assez étranger, de retour à Aix en Provence, il n’a renoncé à aucune de ses activités avec, toutefois, une prédilection pour ses premières amours : le dessin.
Il sort en 2021, à l’occasion du centenaire de Georges BRASSENS, le livre « BRASSENS – 100 dessins pour 100 bougies » aux éditions Un Point C’est Tout !.
Il travaille à la réédition de ses albums FLUIDE GLACIAL.
Il travaille également à la création, au cœur des collines de Cézanne, de « L’atelier du marronnier » au sein duquel il donnera des cours de dessin et de multimédia, espère avoir une activité d’édition et, pourquoi pas, organiser des concerts.

Et ce n’est pas fini !

A suivre…